Deux manières de voyager s’opposent souvent. La première : rester plusieurs jours au même endroit, marcher, regarder, laisser le temps faire. La seconde : enchaîner les lieux, voir un maximum, rapporter une liste.
Le premier camp reproche au second de ne rien voir ; le second reproche au premier de passer à côté de beaucoup. Aucun n’a tort : la question est plutôt ce qu’on veut rapporter d’un voyage, des souvenirs profonds ou des découvertes variées.
Je prends parti pour la lenteur, mais je veux comprendre les arguments adverses. Qu’est-ce que le voyage rapide apporte que le voyage lent ne donne pas ? Et peut-on faire un peu des deux ?